Dossier navette-103 : après 3 mois

 

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G. B.

 

En 3 mois, 900 personnes

ont emprunté la navette de la ligne 103

 

Il s'agit en fait d'une petite navette qui effectue une partie du trajet de la ligne 103, en proposant huit allers et six retours quotidiens en direction d'Oullins. Depuis début janvier, 896 personnes l'ont empruntée.

 

 

Quinze passagers par jour soit environ une personne par trajet : pour un transport en commun, cela peut sembler dérisoire, voire ridicule.

Pourtant, le taux de remplissage de la navette du 103 ne semble pas inquiéter l'adjoint en charge du transport, François Pillard, qui livre une interprétation positive des chiffres.

« Déjà, estime-t-il, ce n'est pas parce qu'on met les moyens en place qu'il y a une adhésion immédiate. C'est l'offre qui, petit à petit, donne aux gens l'idée de l'utiliser. »

L’élu reconnaît que ça paraît peu mais explique qu'il « ne s'attendait pas à davantage de fréquentation au démarrage. Ce qui est bien, c'est qu'on est dans une tendance qui s'améliore constamment. Il y avait dix personnes par jour en janvier, on est montés à 15 en mars. »

 

Autre point positif : 1'absence de relâchement pendant les périodes scolaires, bien au contraire: « En février, 25 personnes ont emprunté chaque jour la navette. »

 

« Donner l'envie aux Chaponois de lâcher leur voiture. »

 

En tout cas, on ne pourra pas reprocher à François Pillard de ne pas s'intéresser au dossier, puisqu'il a soigneusement épluché les chiffres et a mis en évidence plusieurs aspects intéressants. Du côté des choses positives, les arrêts du centre-ville sont constamment utilisés. Quant aux deux arrêts oullinois, à l'Oasis (liaison avec le 63 et Oullins centre) et la Bussière (14/Lycée), ils sont plébiscités.

Autre satisfaction : alors que les élus chaponois pensaient que la distribution de trajets gratuits allait avoir un impact négatif sur les ventes pour l'ensemble de la ligne 103, c'est tout le résultat inverse qui s'est produit.

« Sur janvier et février, par rapport à 2009, les ventes ont pratiquement doublé, note le deuxième adjoint. C'est une très bonne surprise, ça signifie qu'il y a eu une sorte d'entraînement et que les gens ont acheté des tickets pour toute la ligne. »

Car l'objectif est aussi celui-là : « Donner l'envie aux Chaponois de lâcher leur voiture, et proposer une réponse d'urgence, une mise en bouche devant aboutir à une solution plus concrète. »

 

Des discussions sont en effet en cours au niveau de la Ccvg (communauté de communes de la vallée du Garon), avec le conseil général qui consulte en 2010 afin de procéder à une refonte de son offre pour 2012. « « Soit on continue avec eux, soit on adhère au Sytral,qui aurait l'avantage d'être disponible dès 2011. Mais les deux offres ne sont pas antinomiques », rassure  l’élu.

Comme dans tout bilan, il y a aussi des points négatifs. Ainsi, le premier arrêt, partant du Plat de l'air à 6 h 35 du matin « ne sert pas et il est vraiment dommage de faire ces kilomètres. On le supprimera peut-être, histoire d’investir ailleurs l’économie réalisée. » Plus surprenant, le peu de monde intéressé par l'arrêt de la gare, en bordure de la CD 342. « C'est curieux, on s'attendait à ce que ça marche mieux, d'autant que la fréquence des trains a été améliorée en novembre dernier. » Mais l’élu a peut-être une explication : « La question de la complexité tarifaire est sûrement en cause : payer la navette, puis le train, et encore peut-être derrière les TCL à Lyon. »

Globalement, François Pillard tient à positiver : « Nous préparons l'avenir, et notamment le tram train en 2012. » A ce moment-là, gageons que la navette se sera fait un nom.

 

Vincent Huchon

Le Progrès, 7 mai 2010

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