Ligne courbe ligne fourbe because Afghans

Ligne droite (1) : des paroles verbales, comme on dit

Voici la mise au point de Ligne droite (blog hébergé sur le site de Scapin, Chaponois presque libéré de tout complexe) à propos d'un article du Progrès. Vous trouverez aisément ce qui est courbe, fourbe, bref ce qui est bien scapineux et de droite. On peut noter que la journaliste locale du Progrès figurait sur la liste de l'opposition conduite par M. Gouttebarge.

I. Le Progrès du 11 novembre 2009) : "L'opposition réagit à l'accueil des réfugiés"

L'accueil de cinq réfugiés afghans sur la commune de Chaponost fait couler de l'encre. L'association d'opposition "Ligne droite" communique son étonnement dans la manière dont l'accueil a été mis en place par la municipalité". Elle est "surprise de constater que la mission d'accueil d'étrangers a été assurée par la municipalité". Les opposants interpellent le maire, Pierre Menard, pour connaitre sa politique d'interventions humanitaires, leur coût et le mode de validation des choix qui seront instigués". Reproche est fait, selon l'association, d'avoir "unilatéralement" décidé cette action sans prendre en compte "l'assentiment de la population et sa représentation au sein du conseil".

  

 

II. Communiqué de presse primitif de l'association Ligne droite (ça n'arrange rien sur le fond !)
Suite à un article paru dans Le Progrès au sujet de l’accueil de migrants afghans par la commune de Chaponost, le président de notre association a adressé au quotidien lyonnais un communiqué de presse repris, en partie seulement, dans son édition du 11 novembre. On en trouvera ci-dessous la retranscription intégrale : 

"L’association Ligne droite dont l’objectif est l’observation de la vie municipale et l’information des chaponois souhaite faire part de son grand étonnement face à la manière dont l’accueil de cinq réfugiés afghans a été organisé par la municipalité.

 

Le bureau de l’association, réuni mardi 3 novembre, a été particulièrement surpris de constater que la mission d’accueil d’étrangers en demande du statut de réfugiés politiques est assurée par la municipalité alors qu’il s’agit d’une compétence relevant des structures sociales d’Etat. Sur ce point, l’association est en opposition complète avec la municipalité.

 

En outre, l’action humanitaire lorsqu’elle est organisée par une municipalité (Etait ce d’ailleurs prévu au programme de nos élus de la majorité ?) devrait recueillir un assentiment minimum de la population ou de sa représentation au sein du conseil municipal. Or il s’avère que cette décision a été prise de manière unilatérale par Monsieur le Maire, qui a d’ailleurs dû modifier en dernière minute son plan d’accueil tenu volontairement discret,  pour faire face à des oppositions sérieuses de riverains de l’Avenue Devienne.

 

Enfin, alors que les impôts locaux ont augmenté de manière particulièrement sensibles, il est fondamentalement inacceptable d’imposer aux chaponois un choix très politique qui, même si la municipalité s’en défend, engendre un coût pour la commune (direct ou indirect).

 

L’association souhaite connaître de manière précise la politique d’interventions humanitaires que souhaite mettre en place Monsieur le Maire pour les mois et les années à venir, les coûts qu’elle génèrera et les processus de validation des choix qui seront opérés. Tout ceci dans un seul et unique objectif : Informer les chaponois des choix politiques de nos édiles et de leurs impacts sociétaux.

 

L’association, par la voix de son président, souhaite en revanche marquer tout son soutien au peuple afghan en proie à une guerre particulièrement éprouvante et meurtrière, et également aux soldats français qui sont envoyés sur place pour tenter de sécuriser le pays."

 

Dimanche 15 novembre 2009 (sur le site de Scapin).

 

III. Jeudi 26 novembre 2009  : Où l'on reparle des Afghans

 Ligne Droite s’est vue adresser un mail rédigé par Daniel Serant, conseiller délégué au finances de l’équipe de Pierre Ménard, en réaction à la publication d’un communiqué de presse adressé par notre assocition au quotidien Le Progrès à propos de l’accueil par la municipalité de Chaponost de cinq migrants afghans refoulés de la jungle de Calais.

 

Nous en publions le texte en annexe à notre réponse qui est la suivante :

 

Il est facile, monsieur Serant, d’être généreux avec l’argent des autres au moment où vous prélevez plus que de raison les avoirs des chaponois. Nous ne contestons pas la générosité de l’acte lui-même mais l’opacité qui a présidé à la décision de le mettre en œuvre. Le mandat donné par les chaponois à la majorité municipale comportait-il un blanc-seing pour faire tout et n’importe quoi hors du programme présenté ? Nous ne le pensons pas. Comme nous ne pensons pas non plus qu’une telle décision pouvait légitimement être prise en catimini comme vous l’avez fait sans débat au sein du conseil municipal.

 

Au demeurant, entre-t-il dans la mission normale des élus, sans vote, de décider seuls du détournement d’une maison dont l’acquisition avait fait l’objet d’un vote du conseil avec un objet bien précis, et tout ceci au mépris de l’opinion du voisinage, pourtant concerné au premier chef par votre décision ? nous n’hésitons pas à employer ici le terme de détournement, et nous sommes là dans le domaine des fonds publics !

 

Ajoutons que les missions d’assistance à toutes les causes humanitaires, fussent-elles les plus nobles, et l’accueil des migrants en est une, relèvent traditionnellement d’associations, de fondations ou d’organisations-non-gouvernementales dont c’est la mission première et qui disposent de budgets spécifiquement affectés auxdites missions. Lesquels budgets sont d’ailleurs le plus souvent alimentés par des dotations ou subventions publiques dûment débattues et votées au sein des instances ou organes compétents en la matière dans la plus grande transparence.

 

Votre faute, en l’espèce, réside dans le fait que vous avez agi dans l’ombre et entre vous, bien loin de la transparence dont vous affirmez depuis longtemps qu’elle est l’une de vos vertus cardinales.

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Débat ou dérapages

Votre profession de foi laissait augurer d'un dialogue possible entre personnes dont les valeurs et les solutions sont bien différentes et c'est bien là la richesse des échanges.
En tout cas sachez que pour ce qui est des finances de la commune (je suis délégué aux finances), je suis toujours prêt à répondre sans langue de bois à vos interpellations. Ce qui me chagrine le plus c'est l'entrefilet "afghan" du Progrès, pas tant sur la forme qui véhicule des affirmations fausses mais sur le principe même de cet article. Pour être très impliqué dans l'accueil des Afghans je peux vous dire qu'ils ont tous des trajectoires tragiques et font preuve d'un courage dont nous serions pas capables. Alors solliciter volontairement ou pas auprès de certains lecteurs leurs plus bas instincts, c'est grave. C'est votre première faute. Je devrais stratégiquement m'en réjouir: eh bien non!

D. SERANT

 

FAUX DIALOGUE ENTRE "Fric-ouille*" et "Solitaire solidaire"

* "ouille : onomatopée qui exprime la douleur" (Larousse).

 

Un Afghan (ou une Guinéenne, ou un Kosovar...), ça vaut combien ?

Question fric 

-          Un réfugié, pardons « un migrant », ça coûte !

-          Moins qu’un automobiliste utilisant une nationale ou qu’un enfant de Chaponost fréquentant l’école primaire et bénéficiant de la garde périscolaire ou de l’accompagnement à la scolarité. Ou qu’un footballeur sur le stade ou qu'un lecteur fréquentant la médiathèque.

-          Oui, mais ils ne sont pas Français.

-          La cause est entendue : migrants, pas Français, le statut de réfugiés ça n’existe pas ?

Le statut de réfugiés et les migrations

-          Si, mais « on ne peut pas recevoir toute la misère du monde ! », même corbeau Rocard l’a dit.

-          Vous oubliez « il faut en prendre sa part » ?

-          Chaponost n’a pas les moyens, c’est vous qui le dites, après l’audit financier et vos dépenses, et les impôts fonciers...

 -  Pour les impôts chacun paye sa part, moi comme vous, selon nos propriétés. Qui pense fric ne doit pas avoir le réflexe de dire "Ouille !", si on lui en prend un peu.   Je serai moins moqueur et plus précis en citant le communiqué de presse que vous censurez : « Cette maison sera mise à disposition à titre gracieux à l’ASLIM (Action de Soutien au Logement d'Insertion Meublé) par une convention – bail. L’ASLIM assure la maison, paie les charges  et s’occupe de la relation avec les sous-locataires, les 5 personnes accueillies. Nous avons précisé que cette mise à disposition concernait les 5 personnes en lien avec la situation donnée et pour une durée de 1 an. La Cimade assurera le suivi social.

      Les travaux nécessaires (bien moins importants dans cette maison) sont financés par la fondation Abbé Pierre. »

        -          Vous cachez le fait que les migrants afghans nous coûtent : administration, transport, nourriture, sans parler du retard à utiliser

            la maison dans un programme d’habitat ?

-          Ils entrent dans la responsabilité municipale (CCAS, services techniques, travail de 3  élus) de s’occuper de la solidarité dans la commune. Il a fallu mettre en ordre de marche la maison (eau, électricité...), cela n’a pas pris beaucoup de temps ni beaucoup coûté (rien de plus). Surtout, des bénévoles se sont chargés de meubler, de ranger, de mettre en état les lieux pour accueillir normalement.

-          En somme, ce sont des assistés perpétuels ?

-          Vous n’ignorez pas que l’accord passé avec la préfecture et la Cimade se limite à 1 an. Qu’il y a un programme éducatif local et préfectoral qui les concerne. Je ne vous souhaite pas l’exil, loin de tout, sans ressource et loin des vôtres. Chaponost prête un local non utilisé, des associations reconnues nationalement gèrent les problèmes financiers et sociaux ; des bénévoles font un travail de solidarité. Si être solidaire, c'est assister, vos élus nationaux et  notre Président assistent beaucoup, beaucoup...

Vous dites : sentimentalisme et détournement de fonds publics ?

-          Vous faites du sentimentalisme, de la charité socialiste en somme ! Vous vous donnez bonne conscience. En détournant notre argent car vous utilisez une maison prévue pour un autre usage.

-          Cette maison, plus exactement son emplacement, sera utilisée pour un programme de logements sociaux, exactement comme la maison de l’avenue Devienne que nous avions envisagé au départ de prendre comme lieu d’accueil. Pour le moment, le programme de logements sociaux est engagé à court et moyen terme sur Chausse-Martel et Favre-Garin. L’ouverture de ces locaux ne lèse donc personne !

-          Vous avez agi dans l’ombre, contrairement à toute transparence démocratique et à votre fameuse « démocratie participative ».

-          Comme l’a déclaré le maire dans Le Progrès du 25 octobre : « À Chaponost, il y a une tradition d'accueil et d'ouverture à l'étranger. Nous avons déjà accueilli des Kosovars et des réfugiés du Sud-est asiatique. [Il a] consulté l'opposition qui comprend la cohérence de cet accueil ». Lors des deux derniers conseils municipaux, les interventions du maire n’ont reçu aucune critique des 6 élus de droite. Le devoir d’humanité existe concrètement, et pas dans de vagues formules apportant leur soutien aux peuples du monde, ici le « peuple afghan », sans aucun acte correspondant. Vous vous en lavez les mains !

-          Nous avons au moins les mains  et la conscience... propres. Car vous sortez de vos engagements électoraux et vous faites comme si vous pouviez tout faire !

 Question programme et solidarité ?

 -          Ironiquement d’abord, je citerai Corneille : « La foi qui n’agit point, est-ce une foi sincère ? » Sérieusement, je vous renvoie à la page 6 de notre programme de mars 2008 : « Développement de la solidarité à travers des projets de partenariat avec des collectivités de pays en voie de développement (Europe orientale et Afrique) ». La solidarité envers les 5 Afghans ne va pas au-delà : quand le préfet et la Cimade demandent en urgence un accueil, on peut être faux cul comme le maire de Francheville, et comme vous, et renvoyer l’Etat, donc vos députés et M. Besson, à ses devoirs et à ses charges. A Chaponost, nous avons pris ce risque, comme à Saint Fons.

Pierre Ceysson

 

 

 

 

 

 

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