Afghans 4 : le point, début avril 2010

 

Coorganisatrice avec l'association Vent du monde de la soirée solidaire avec les Afghans le 31 mars, l'association E&A fait le bilan d'un moment de partage et se confronte à la situation présente des Afghans résidant à Chaponost.
La sympathie dans un engagement s'accompagne d'une analyse lucide de la réalité : la solidarité sera vigilante, combative, engagée.
 
On a voulu accorder à cette situation difficile deux documents bien différents consultables en fichiers joints :
- le diaporama autour duquel les cinq demandeurs d'asile ont pris la parole,
- un extrait de presse, le récit de "l'odyssée amère" de deux migrants d'Afghanistan.
 
 
 
 
 
Le bureau de l'association Ensemble&Autrement

 

 

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La soirée de solidarité afghane du 31 mars

 

 

La correspondante de la presse locale accorde un satisfecit aux deux associations qui ont organisé le « temps de partage » du 31 mars. Il y avait du monde (90 personnes environ), plus qu’aux AG de l’OTI, Office de tourisme intercommunal de la Vallée du Garon (voir Annexe).  On a mangé (bien) grâce à la « communauté afghane ». Il y avait même un machin qui était là, une espèce de Syndicat d’initiative, la Simad, il s’agit en fait de la CIMADE (Comité Inter-mouvements Auprès des Évacués,http://www.cimade.org/) dont la mission était, lors de sa création en 1939, de venir en aide aux évacués de l’Alsace Lorraine et qui aujourd’hui assure  l’aide aux migrants et demandeurs d’asile.

 

Que fut donc le partage de la parole ?

-    Après l’introduction chaleureuse de la soirée par Charlette Villard, un diaporama élaboré par le petit collectif « Vent du monde + Ensemble&Autrement » a été présenté. D’abord, l’Afghanistan (géographie, 50 ans d’histoire, situation actuelle), puis l’histoire des migrants. Quatre demandeurs d’asile ont présenté la région d’origine, le parcours d’un jeune émigré entre Djalalabad et Calais, l’accueil et la vie à Chaponost. Il y eut une écoute en sympathie du public.

Marion Gachet présente l’ensemble de la situation des émigrés afghans : suite au démantèlement de la « jungle » par les autorités de l’Etat, beaucoup de ceux qui ont dûquitter Calais se sont « évaporés » dans la clandestinité et n’ont pas demandé le statut de réfugié ; sur la trentaine l’ayant demandé, très peu l’ont obtenu, plusieurs ont déposé un recours, la majorité est depuis octobre en attente d’une convocation à l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides).

 

-    Lors de l’échange et du débat, il faut noter :

a)      Les interventions d’émigrés afghans « anciens » maintenant établis dans la région lyonnaise. On évoque les gestes de l’accueil, l’intégration, la responsabilité citoyenne et politique (dépenser en aide militaire / dépenser en accueil et en formation pour un retour dans un pays pacifié).

b)      Les prises de parole des élus. Le maire qui a rappelé la  nécessaire conformité aux décisions de l’Etat (OFPRA) et aux démarches légales. L’adjoint aux affaires sociales a fait le point actuel de la situation :

Ø    Un résident a obtenu le statut de réfugié, il a droit à un autre type d’accueil et à la recherche de travail,

Ø    Un n’a pas reçu ce statut et doit introduire un recours avec l’aide de la CIMADE,

Ø    Un attend une réponse de l’OFPRA

Ø    Deux attendent la convocation de l’OFPRA.

c)      Précisément, l’ambiance du groupe des cinq a été « plombée » par la réponse négative : après Calais l’accueil local, le moment « récupération » depuis octobre étaient le temps du pain blanc.

Voici venu celui du réel du pain noir ou gris : le recours, le risque du renvoi, l’alternative entre la clandestinité en France, dans le risque d’un passage vers ailleurs, et le retour impossible en Afghanistan. Dans cette situation, sont évoquées les possibilités de soutien individuel et/ou collectif, la constitution d’un comité de soutien ou de vigilance, la coordination avec les Afghans de Nîmes et les associations des droits de l’homme et les réseaux de soutien aux émigrés.

Pour ce qui est de l’ordinaire immédiat, plusieurs personnes s’engagent à apporter leur concours aux équipes apportant de l’aide aux cinq Afghans.

 

G.B. (un collectif d’E&A)

 

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Documents complémentaires à consulter (cliquer sur le symbole ou sur le nom du fichier)

 

 

 

       1. Histoire de 4 Afghans résidant à Chaponost : Diaporama : parcours d'émigrés

 

 

       2. Le réel d'une odyssée de migrants : Récit de deux émigrés afghans (presse)

 

 

 

 

 

 

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ANNEXE

 

 

 

Le Progrès du 3 mars 2010. CHAPONOST 

 

 

90 personnes réunies pour la soirée afghane

(Légende de la photo : Un temps de partage a été organisé)

 

Mercredi 31 mars au soir, le collectif « Vent du monde » et l'association « Ensemble et autrement » organisaient une soirée afghane à la salle socio-culturelle. Plus de 90 personnes s'y étaient inscrites. L’objectif de cette soirée ? Rencontrer et échanger avec les cinq Afghans accueillis sur la commune, mais aussi mieux connaître les acteurs qui les encadrent, comme la Simad, représentée à la soirée. Après un repas préparé par la communauté afghane, un temps de partage de parole était prévu.

 

 

 

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L’Office du tourisme de laVallée du-Garon en assemblée générale

(Légende de la photo : Les présidents M. Thiers, M. Cliet et J.-L. Gergaud)

 

Une cinquantaine de personnes assistait jeudi, à Chaponost, aux assemblées générales extraordinaire et ordinaire de l'Office du tourisme de la vallée du Garon (Oti). Jean-Louis Gergaud, président de la commission tourisme et maire de Montagny, était présent. Michel Thiers, président de l'Oti, a passé en revue les évènements marquants de 2009 comme la Fête de la Vallée du Garon et le nouveau design du « Garon Animations », calendrier bimensuel des manifestations.

Il a aussi commenté l'étude menée par le comité départemental du tourisme du Rhône sur les retombées économiques du tourisme sur chaque territoire. Dans la Vallée du Garon, l'estimation se chiffre à 1500 000 et 92 emplois, ce qui est loin d'être négligeable. Un collège des professionnels du tourisme a également été créé au conseil d'administration avec un représentant par commune.

 

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