Gilles Clément : paysagiste autrement et ensemble

 

Gilles Clément, paysagiste autrement et ensemble

 Enthousiasme, attention, dialogue et échanges résument l’après-midi avec Gilles Clément, réalisateur de jardins, paysagiste et écrivain qui fait autorité dans l’art du paysage. Il faut y ajouter les trois mots définissant l’association Ensemble et autrement avec lesquels la présidente  a ouvert la rencontre : solidaire, écologique, citoyenne.

Mots essentiels dans la présentation des diapositives commentées par l’invité. Ecologique : le refus des pesticides dans le parc public et dans le jardin personnel, le respect des insectes comme de la couleuvre ou de la taupe dans ces écosystèmes. Citoyen : l’économie de l’eau qui fait bannir les arrosages dépensiers, la limitation des gazons, et l’usage du purin d’orties (jardin de Melle). Solidaire (mot clef de la diversité dans les friches du Tiers paysage) : collectivement respecter la marche de la nature et refuser produits polluants et excès mécaniques  (pesticides, tonte...). S’adressant plus particulièrement à une classe du lycée de Dardilly, Gilles Clément donne l’exemple du lycée de Saint Herblain où on réhabilite les ronces, les orties, les « mauvaises herbes » pour créer un paysage nouveau. Il utilise alors le symbole et l’image : les prés ou les puits de lumière, le bois des transparences, la lumière blonde, le belvédère des lichens...

Ensemble et autrement avait fait visiter le parc du Boulard au paysagiste pour qu’il donne son point de vue sur cet espace qui participe de l’aménagement du centre ville. Pistes majeures : à l’ouest, trop d’arbres et d’ombre sur le parc, pratiquer des ouvertures ; aménager et protéger le fragile équilibre de l’eau (un jardin d’eau ?) ; diversifier la flore... Dans l’échange, le paysagiste engagé exprime son inquiétude sur l’avenir de la planète, encourage  à de nouvelles solidarités délocalisées. Il dit encore trois gestes essentiels pour un jardin floral (faire le moins et observer, ne pas arroser, fabriquer ses purins...), ce n’est pas rien quand on sait la pollution engendrée par les jardins privatifs.

Cette leçon en images et par l’exemple propose un art de vivre et du « vivant » : le paysagiste jardinier pense le réel, invente des parcours, ouvre sur de nouveaux savoirs dans des pratiques ordinaires et artistiques. A chacun de prendre de la graine !

 

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